18 Juil 2017

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Entreprendre aux Antilles : El Dorado ou pas ?

Bonjour chères Femmes indépendantes,

Aujourd’hui je vous présente Belrix, un entrepreneur qui est auteur de plusieurs blogs qui lui rapportent l’équivalent d’un SMIC,  il a plusieurs bien immobiliers en Métropole et en Martinique et il a monté son entreprise en Martinique.

C’est dire que Belrix à plusieurs casquettes !

Dans cet article , il vous parle e son expérience d’entrepreneur aux Antilles et vous donne des informations importantes à savoir avant d’investir aux Antilles.

Créer son entreprise aux Antilles, est-ce plus facile ?

Belrix est un investisseur-entrepreneur. Il a commencé sa carrière, à la suite de ses études, en métropole, notamment à Paris et à Lyon. Dernièrement, il est parti s’installer avec sa famille aux Antilles. Il a néanmoins continué à garder sa casquette d’entrepreneur et fait croître sa société depuis la Martinique.
Si vous voulez en savoir davantage sur Belrix, allez sur son blog www.mycatisrich.fr pour découvrir ses aventures !

 

 

1. Entreprendre aux Antilles : est-ce plus facile ou plus difficile qu’en métropole ?

Pourquoi est-ce que j’ai souhaité écrire cet article ? Cela fait une année que j’ai tenté l’aventure d’entrepreneur aux Antilles, plus précisément en Martinique, et j’ai le recul nécessaire pour faire la différence entre entreprendre aux Antilles et entreprendre en métropole, où je connais deux marchés : Paris et Lyon. C’est cette différence que je souhaite vous révéler à travers cet article.
En arrivant aux Antilles, j’ai remarqué qu’entreprendre y était plus difficile car le marché est minuscule. Quand j’étais encore à Lyon, je tablais sur un marché de millions de personnes tandis qu’en Martinique, vous avez 400 000 personnes au maximum. Ainsi, pour survivre en tant qu’entrepreneur local ayant une entreprise physique, le marché est presque deux à trois fois plus petit. Je ne parle pas de mon activité mais de celle de ma femme, qui a son cabinet libéral et est donc une entrepreneuse locale. Par conséquent, c’est donc plus difficile pour survivre car un entrepreneur antillais doit miser non seulement en Martinique mais aussi en Guadeloupe et en Guyane. Par ailleurs, c’est la raison pour laquelle les consultants effectuent des missions sur ces trois régions.
Ensuite, si vous entreprenez aux Antilles, vous allez constater que tout se passe principalement en métropole. Les sièges des entreprises se trouvent en métropole, notamment à Paris. Tout est décidé et centralisé en métropole. Cela se ressent énormément quand on est aux Antilles comme c’est le cas, je suppose, quand on est en Corse et dans tous les DOM. Ainsi, pour les projets informatiques, qui est mon domaine d’activité, les prestataires sont choisis au niveau national et prennent l’avion pour effectuer des missions nationales. Par conséquent, les consultants ou les informaticiens, qui sont aux Antilles, n’ont pas la possibilité de faire des missions longues. Je le constate à travers les amis consultants, restés en métropole, qui effectuent fréquemment des missions allant de deux à six mois. Par contre, effectuer une mission longue aux Antilles est inhabituel. On vous appelle pour une semaine voire pour un mois de prestation. Ici, c’est très ponctuel.
Une autre difficulté rencontrée est qu’il y, a aux Antilles, beaucoup plus de consultants que d’entreprises donneuses d’ordre. Celles-ci savent qu’elles sont en position de force et vont donc baisser les prix. Ce principe de l’offre et de la demande rend le métier plus difficile. On peut facturer une journée de prestation beaucoup moins chère alors que la vie est beaucoup plus chère. Ce qui est évidemment paradoxal.

2. Par contre, il y a beaucoup d’avantages à entreprendre aux Antilles !

Le gouvernement a conscience de cette difficulté à entreprendre et sait que ces régions sont défavorisées en termes d’emplois. D’ailleurs, quand on donne des chiffres du chômage, on ne prend pas en compte ceux des DOM-TOM qui feraient exploser la courbe du chômage. Aux Antilles, il y a à peu près 20 à 25% de taux de chômage chez les actifs. Du coup, les pouvoirs publics essayent de favoriser l’esprit d’entreprise en accordant des avantages.
Quand on est micro-entrepreneur aux Antilles, on a 10%, au lieu de 20%, de charges sociales forfaitaires pendant deux ans. C’est un premier coup de pouce. Par ailleurs, quand on ouvre une société, on peut bénéficier de certaines subventions propres aux Antilles, comme l’abattement des charges sociales, ce qui nous aide beaucoup. En plus, en tant que particulier, vous bénéficiez d’un abattement de 30%, et non de 10%, sur vos revenus imposables. Ne croyez pas que c’est une fleur ! Mais les pouvoirs publics sont obligés de compenser car il y a une telle différence entre les avantages que vous avez en métropole et ceux aux Antilles.

3. Cependant, quand on entreprend aux Antilles, on est très isolé

En tant qu’entrepreneur aux Antilles, l’isolement est le plus difficile. En effet, on est plus isolé car il n’y a pas beaucoup d’entrepreneurs. Il est donc plus difficile de faire du networking. Ce n’est pas le cas à Paris où il y a de nombreux groupes de networking comme le Networking Booster de Cynthia, Evènements et de conférences. Toutes les grandes formations ou les grands séminaires se déroulent en métropole, principalement à Paris bien qu’il y ait des événements décentralisés à Lyon, à Toulouse, à Marseille ou à Bordeaux. Aux Antilles, c’est plus rare et on se retrouve donc beaucoup plus isolé.
Si on veut continuer à avancer, il faut se former. Mais, pour cela, il faut faire beaucoup plus d’efforts en achetant des formations en ligne ou en se tournant vers les Etats-Unis. Pour ma part, je me tourne vers les Etats-Unis afin d’apprendre, par exemple, le marketing et j’ai aussi fait de nombreuses formations en ligne. En outre, j’ai gardé mon réseau en métropole et je ne suis pas une exception car beaucoup de mes amis consultants le font.

4. Aux Antilles, les frais de déplacement sont beaucoup plus élevés

Les infrastructures de transport sont moins développées. Pour se déplacer sur l’île, le moyen de transport privilégié est la voiture ce qui occasionne de gros embouteillages. Bien que l’île soit petite, vous pouvez rouler pendant 20 à 30 minutes. Tandis que dans les grandes villes, vous avez la possibilité de prendre le tramway ou le métro. Par conséquent, aux Antilles, les frais de déplacement, mais également le temps de déplacement, sont plus élevés.
Comme le marché est petit et qu’on est amené à faire des déplacements en Guadeloupe ou en Guyane – ce que j’appelle le « marché local » -, il faut prendre l’avion. Vous allez devoir payer au moins 150€ pour un aller-retour. En outre, vous allez aussi être amené à faire beaucoup plus de déplacements en métropole, ce qui occasionne des frais immenses. Pour assister à un séminaire, une formation ou une séance de workshop, je suis obligé de prendre un billet qui me coûte entre 500 et 700€ pour voyager en seconde classe. En business class, c’est autour de 1500€. Quand j’étais encore à Lyon, je prenais le train pour Paris afin d’assister à mon séminaire et rentrais le soir chez moi. Maintenant, je suis obligé de payer l’avion puis de prendre une location saisonnière ou une chambre d’hôtel. Les frais de déplacements sont facilement multipliés par dix.

J’espère que vous avez vu la différence entre entreprendre aux Antilles et en métropole. Certes, je n’ai pas parlé du cadre de vie car il n’y a pas que des mauvais côtés ! Le cadre est exceptionnel, je ne le subis pas ! C’est agréable d’avoir 300 jours de soleil par an. Il fait chaud toute l’année et on a une température qui ne descend jamais en dessous des 25 degrés. Je profite du soleil, de la mer et de la plage. Mais néanmoins, il faut avoir conscience des difficultés que vous devriez surmonter.
Pour les entreprises en ligne, il n’y a pas de grandes différences à part cet isolement dont je vous ai parlé.
N’hésitez pas à vous rendre sur ma chaîne Youtube my cat is rich pour découvrir mon univers et mes aventures en tant qu’entrepreneur qui investit et évolue aux Antilles !
A bientôt !

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  1. salut Cynthia,
    il me fait penser à une personne ,même coiffure ,même soif de réussir !!
    je lui souhaite plein de succès
    Jérôme

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